Lundi 4 juillet: après avoir visité Bistrita, nous roulons vers la région des Maramures que nous atteignons en fin d’après-midi. Petit à petit, les paysages se vallonnent, les maisons se parent de bois…

Le portail d'entrée dans cette région.

Le portail d’entrée dans cette région.

Viseu de Sus, point de départ du “train des bûcherons” qui empreinte une ligne construite dans la vallée de la Vaser pour rejoindre Comanu, camp de base des bûcherons. Cette ligne a été construite entre 1930 et 1933 pour les besoins du transport de bois, activité toujours d’actualité à l’heure actuelle, sauf que l’été, les locomotives à vapeur sont ressorties des hangars pour les touristes. Hélas avec les enfants, la durée du trajet (une journée) nous refroidit.

 

Après cette halte, nous roulons jusqu’à Leud pour y admirer une très belle église en bois. Nous ferons halte le soir à Botiza, village réputé pour le tissage de tapis traditionnels.

Le lendemain, nous observons le travail de fauchage et de stockage de l’herbe fraîchement coupée. Tout cela se fait en famille avec une technique que l’on ne voit qu’ici. Puis nous allons à la rencontre d’une femme qui tisse elle-même ses tapis, savoir-faire emblématique de ce village et de cette région, hélas en perdition. Nous ne repartirons pas les mains vides…

Halte à Sighetu Marmatiei pour faire réparer le pare-choc mais surtout pour visiter le Mémorial de la résistance et des victimes du communisme.

Le pare-choc sera réparé en 3/4 d’heures dans un garage, démontage, soudures et remontage compris (venez faire réparer vos voitures en Roumanie!) et ça gratuitement…

Nous visitons le mémorial en fin d’après-midi. Il apporte des explications et une vue globale sur un pan entier de l’histoire de la Roumanie, à savoir la période entre 1945 et 1989 où le pays tombe sous le joug du communisme.

 

“Tout au long de sa domination, le communisme s’est maintenu par la terreur, la violence et le crime. Quoique son évolution ait été différente d’un pays à un autre et d’une période à une autre, il a survécu à de nombreuses décennies grâce à la répression. La lutte de classe, proclamée en tant que principe idéologique, ne l’a pas empêché d’exterminer non pas seulement ses adversaires assumés- les “bourgeois”, les boyards (grands propriétaires terriens), les “impérialistes” et les “fascistes”- mais aussi ses alliés théoriques (ouvriers, paysans…), ses “compagnons de route” et ses propres protagonistes.”

Chronologie et géographie de la répression communiste en Roumanie.

Romulus Rusan.

Cette phrase reflète bien ce que l’on découvre dans cette ancienne prison politique transformée en mémorial et institut de recherche sur le communisme, où l’on a tenté avec pas mal de succès d’éradiquer l’élite intellectuelle et politique roumaine pendant près d’un demi-siècle.

On ne ressort pas indemne de cette visite qui entretient la “Mémoire” de cette époque sombre. Après on réalise mieux à quel point la liberté est un bien précieux. Réflexion utile surtout à l’heure actuelle…

 

Ce soir-là, en rejoignant Sapinta pour notre dernière étape en Roumanie, nous croisons un bon échantillon de ce que l’on trouve sur les routes roumaines:

 

Mercredi 6 juillet: visite du cimetière “joyeux”, emblème de la ville de Sapinta où les stèles d’un bleu profond sont sculptées (par Ioan Stan Patras puis son apprenti) pour illustrer tout en humour quelques traits de personnalités du défunt. On a regretté de ne comprendre le roumain compte tenu des rires des visiteurs.

 

Nous roulons maintenant vers la Hongrie.

Difficile de résumer en quelques mots tous ces instants de plaisir et toutes ces belles découvertes faites ici. D’abord les paysages y sont variés et très beaux, les roumains sont particulièrement accueillants et c’est peu dire, la vie est bon marché pour nous français, et il nous semble que l’on partage quelque chose avec ce pays…

( les garagistes sont au top aussi!!)

monnaie: les Lei

1 euro= 4 lei

sécurité=RAS (nous n’avons pas fait de grandes villes)

En véhicule, attention au réseau secondaire!!

Possibilité de trouver de l’eau potable partout.

Campings rares mais camping sauvage autorisé et l’on trouve des emplacements partout pour peu que l’on s’éloigne des villes ou des villages.

Ne pas oublier d’acheter une vignette à l’entrée du pays, nécessaire pour tout le réseau routier.

Pas mal de chiens errants parfois en très mauvais état (conséquence de la collectivisation des logements sous Ceaucescu qui a forcé les propriétaires d’animaux à les abandonner; ils ont donc pullulé) donc ne pas oublier les vaccins pour nos chers toutous.