Jeudi 23 juin: nous quittons la Bulgarie contraint et forcé… Chaleur trop difficile à supporter. Passage de la frontière Roumaine vers 23 heures. Nous trouvons une place après quelques heures de route non loin d’un asile? d’une ancienne entreprise d’état abandonnée? S’ajoutent à cela les chiens errants…Quoi qu’il en  soit c’était glauque…

 

Vendredi 24 juin: Nous changeons un peu de monnaie à Craiova, ville qui semble particulièrement vivante et agréable et là nous faisons une grosse erreur. Nous prenons la route 65C certe plus directe mais qui n’est pas une “route principale”. Les 100 pires kilomètres de notre voyage. Les vibrations coupent même le contact…

Arrivée à Horezu.

Nous trouvons un bel emplacement pour la nuit avant d’aller visiter le monastère le lendemain.

Nous reprenons la route après avoir acheté quelques céramiques, spécialité de cette ville. Direction la route de la Transfagarasan.

Le soir, nous nous arrêtons peu après Râmnicu dans une petite bourgade où nous faisons la rencontre de Claudia et sa famille. Nous sommes conviés le lendemain pour le café.

Super accueil de cette famille simple et si sympa qui vit mal ce qui vient de se passer en Angleterre puisque le mari de Claudia y travaille et son fils y est né. Cas concret des complications que peuvent engendrer des décisions politiques.

Maintenant il faut repartir. Nous n’irons pas bien loin. Le lac Vidraru nous accueille. En m’arrêtant, je me rends compte qu’un ventilateur qui avait été installé en plus du principal, pend sous le moteur et ne tient plus qu’à une vis… On apprend à lâcher prise en voyage (le moteur tourne de nouveau pas très rond en plus…) Mais quel cadre!!

Après cette étape, nous partons à l’assaut de la Transfagaracan, route incroyable qui monte progressivement et s’ouvre sur une montagne superbe, ponctuée de cascades. La forêt s’efface pour laisser place à une végétation plus rase adaptée au climat difficile. Ascencion impressionnante. Mais à deux kilomètres de l’arrivée , nous calons. Les problèmes mécaniques rencontrés en Bulgarie ressurgissent (on s’y attendait). On finit la montée en serrant les fesses, accompagnés d’un couple de français charmant qui nous viennent en aide en faisant voiture balaie après avoir partagé le déjeuner avec nous.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Sibiu. Trop tard pour aller voir le garagiste. Nous dormons donc sur un parking très bien placé, à deux pas du centre historique. Le lendemain, mardi 28 juin, nous commençons par visiter la “petite Vienne”, ville à l’architecture si typique. Façade de toutes les couleurs, maison de différentes époques mais l’ensemble s’unie à merveille. Nous découvrons l’architecture saxonne et luxembourgeoise (baroque), liées à l’histoire de la ville.

Nous perdons notre après-midi à chercher un garagiste, en vain: trop gros, trop long, pas le temps ou “c’est rien”…

Soit, nous dormons de nouveau à Sibiu.

Mercredi 29 juin: nous visitons le musée Astra de Sibiu où l’on découvre près de 300 bâtiments traditionnels regroupés en différentes sections: artisanat, industries traditionnelles, alimentation, bâtiments publics… Sorte d’instantané de la ruralité roumaine. Super intéressant même si on regrette un peu le manque de démonstration et/ou d’explications.

Nous faisons halte non loin d’Alba Iulia le soir.

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Le lendemain, nous trouvons à Alba Iulia un garagiste qui peut s’occuper du camion. Pendant ce temps, sous une chaleur encore difficile à supporter, nous visitons la très belle citadelle d’Alba Carolina conçue par un ingénieur (militaire) italien au 17ème siècle.

Après cette visite et après avoir récupéré le camion, nous sommes de nouveau acceuillis pas de charmants locaux et de nouveau, c’est un festin…

Vendredi 1 juillet: départ pour Sighisoara.

 

Et voilà la belle ville de Dracula, pas celui des films ou des livres, mais celle du comte Vlad III Dracul (son nom a été mis en scène longtemps après) connu pous les actes barbares qu’il commettait sur ses prisonniers. Connue pour être l’une des plus belle cité de Transylvanie, elle fût fondée au 12 ème siècle par des colons saxons ce qui lui donne cette allure très “allemande”.

 

Samedi 2 juillet: nous goûtons les eaux chaudes et bénéfiques du lac des ours à Sovata. Phénomène unique, les eaux douces de surface font loupe et chauffent les eaux salées en profondeur (le sel est omni-présent dans cette région signe de la présence passée de la mer dans cette zone). Le lac est donc à environ 30° en surface et monte jusqu’à 38 39° en profondeur. L’eau est particulièrement riche en minéraux et donc bénéfique.

Ambiance cocasse où les curistes viennent se baigner pour certain la bière à la main…

Le soir nous dormons à Praid. Les enfants trouvent vite un terrain d’entente avec les enfants du village.

 

 

Dimanche 3 juillet: mine de sel de Praid.

Encore en exploitation, une partie de la mine a été reconvertie en centre de traitement des maladies respiratoires. On y accède en car après une descente d’un kilomètre (un peu angoissante…) dans les entrailles de la mine. En bas, tout est fait pour que les gens trouvent à s’occuper pendant qu’ils inhalent un air saturé en sel: jeux pour les enfants, via ferrata, restaurants et même une église…

Spectacle étonnant!!

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Portail de l’école de Praid en bois typique de cette région.

 

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On trouve ces panneaux qu’en Roumanie…

 

Lundi 4 juillet: Bistrita que nous avons atteint la veille.

Encore une ville très agréable, plus par l’ambiance qui y règne que par son patrimone architectural. Mais ça nous convient parfaitement après toutes ces belles visites!

 

Il est temps pour nous de filer vers le nord. Les Maramures approchent…