Etienne, tu nous disais que tout avait l’air beau sur le blog. Et bien par exemple, ce lundi 30, au lieu de rester dormir près du temple, nous avons décidé de poursuivre la route alors qu’il était déja près de 19h. Résultat, on a erré, on s’est perdus pour finalement s’arrêter vers 21h sur un parking lugubre d’une petite ville peuplée de voitures roses avec de gros, très gros pots d’échappement. Heureusement la nuit ne fût pas à l’image de la soirée.

Nous voilà donc le 31 mai (déja). Delphes est la prochaine étape. Mais avant, pause au camping de Chrisso à quelques kilomètres du site archéologique pour nos impératifs habituels.

La vue du camping sur la vallée d’Itéa était exceptionnelle. Heureusement, il y avait une piscine. Je dis ça car certains doivent penser qu’on fait beaucoup de visites de vieilles pierres, d’églises et de monastères et que les enfants doivent en avoir marre. Oui, les enfants décrochent parfois un peu mais il faut savoir qu’en Grèce, il n’y a pas de piscines, ni de badaboom… Et pour couronner le tout, ceux-ci sont étroitement surveillés à chaque visite et n’ont le droit au moindre faux-pas. Donc l’eau est l’exutoire de ces malheureux enfants…

Nous quittons le camping ce vendredi 3 juin, direction Delphes.

Delphes est un site empreint de mysthicisme qui eût une grande importance sur le sort de certaines grandes cités grecques. En effet on venait ici chercher des réponses auprès du Dieu Apollon. Sa volonté était ainsi exprimée à travers la voix de la Pythie, jeune Delphienne qui mise en état de transe, devenait la voix d’Apollon. Ses réponses étaient interprétées par les oracles (prophètes).

 

Après cette longue journée, nous trouvons le repos à Itéa.

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Nous repartons ce matin-là, samedi 4 juin direction le Pelion, péninsule tout à l’est de la Grèce continentale. Pause à Agria, plage de “bois” après un bref passage à Volos. Chaleur étouffante. Heureusement, une fois de plus la mer n’est pas loin.

Nous abordons Le Pelion ce dimanche 5 juin. Contraste des paysages puisque sur cette péninsule, la végétation se transforme, les oliviers cèdent la place aux hêtres et aux platanes orientales, signe de la présence de nombreuses sources d’eau. La route est sublîme et une nouvelle fois met à rude épreuve le camion.

Lundi 6 juin.

Nous roulons maintenant vers les Météores… Nous nous arrêtons à leurs portes.

Mardi 7 juin.

Nous voilà aux Météores. Il faut imaginer qu’ici, il y a très longtemps l’eau a été assez puissante pour scupter ces roches.

Croyant ou non, difficile de rester indifférent à ces blocs de grès qui s’érigent pour certains à plus de 300 mètres et à la sérénité qui baigne les monastères à leur sommet, ni d’ailleurs d’éprouver du respect pour ces ermites qui ont escaladé ces blocs il y a 1000 ans pour y construire des monastères!!!

 

Après cette impressionnante visite, nous filons direction Thessalonique et faisons halte au bord d’un lac, à Goules exactement, refuge pour les cygognes et les pellicans entre autre. Nous y rencontrons Dimitris, en pleine séance de dressage avec ses chiens. Nous aurons le droit à deux séances pour Minos qui doit encore se souvenir de ce dresseur particulièrement exigeant et tenace…

Mercredi 8 juin.

En route pour Théssalonique, nous errons dans les montagnes de longues heures en pensant avoir pris un raccourci…Ceux-ci n’existent pas en Grèce, surtout losque l’on emprunte le réseau secondaire. Nous faisons donc halte à Veria (la petite Jérusalem, appelée ainsi car on y trouve pas loin d’une soixantaine d’églises) après de longues heures de route. Cette ville vit un certain Alexandre (le Grand…) sur les bancs de son école et un certain Philippe II de Macédoine (son père) y est enterré.

De par son histoire, elle est marquée par la civilisation byzantine et son élégante vieille ville (un peu délaissée) en est la marque.

Après cette pause salvatrice, nous préférons nous arrêter en périphérie de Thessalonique pour la nuit. Nous ne sommes qu’à une vingtaine de kilomètres de Veria. Rencontre avec de sympathiques jeunes grecs avec qui ils ont pu s’initier à l’alaphabet grecque.